des Finances de la France. 179
la durée d’une génération ne fuffit pas àl’exécution de fes idées, on porte fes vuesplus loin, & c’elt la poftérité 1 - entière qu’011einbralFe dans fes projets : li les loix, fi lapolitique des autres nations, viennent gênerles cornbinaifons chimériques auxquelles ons’abandonne , on alfocie ces mêmes nationsaui’yitêmequ’on a conçu, & l’on étend fonhumanité, l’on aggranditia btenfifance, detout l’efpace dont on a befoin pour facili-ter le jeu de fes proportions. Mais à desidées générales qui en impofent fi facile-ment, j’en voudrois oppofer une qui peutmériter aulfi quelque attention : c’eft quetoutes les fois qu’on fe permettra de re-trancher des cornbinaifons de l’adminiftra-tion, ces deux grandes confidérations, lemoral, & le tems, tous les devoirs difpa-roîtront. Qu’importeroient en effet à unGouvernement, la grandeur des impôts &leur diftribution mal habile ? que lui im-, porteroit la profufion des grâces & des dé-penfes fuperflues ? que lui importeroient
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