dss Finances de la'Francë,
annonce; mais peut-on imaginer que, futla foi d’une pareille théorie , les Gouverne-ments veuillent jamais courir lèse hafardsd’une convullion dangereufe ?
Il ne fuffit pas d’ailleurs , qu’il y ait uneégalité arithmétique entre deux fortes detributs, pour qu’on puilfe indifféremmentdoubler l’une & fupprimer l’autre; il exifteencore une égalité morale qu’il eft impor-tant de confidérer & d’apprécier. Qu’onchangeât, par exemple, l’impôt du tabaccontre une augmentation de trente mil-lions fur la taille ou fur les vingtièmes * lacontribution du Royaume relierait la même,mais l’effet dans l’opinion feroit bien diffé-rent; & les propriétaires de terre ou leursfermiers, auraient de la peine à croire, quela maffe des ouvriers, ayant égard à l’é-pargne qu’on leur procure fur un objet defantaifie , diminueraient d’autant le prix deleurs journées. C’eft l’affranchiffement desimpôts fur les denrées d’une néceffité abfo-lue , qui influe fur le prix du travail, en-
Tome I, M.