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c’elt à pouvoir recueillir ces tributs dansles bonnes comme dans les mauvaifes an-nées , c’eit à pouvoir y compter en tems deguerre comme en tems de paix , que l’adrni-niilration s’eft trouvée contrainte d’appliquerune partie de fes foins & de fon intelligen-ce. Trifte étude & fatale fcience! mais iln’eft plus tems de renoncer aux connoiffàn-ces & aux inventions fifcales, lorfque toutesles nations en font également ufage : d’ail-leurs , peut - on douter que l’autorité , l’am-bition , le befoin de puifiànce n’euiïent trou-vé, s’il l’eut fallu, des refifources encore plusà craindre?
Je connois bien cette propofition, qu’enderniere analyfe tous les impôts, de quelquemaniéré qu’on les modifie , retombent furles productions de la terre , cette originepremière de tous les biens.; qu’ainfi rienne doit empêcher de préférer le genre derecouvrement le moins difpendieux, en fup-primant les droits fur les confommation,& en tranfportant tous les impôts fur les