des Finances de la France. 173
fur' les confommations, rend auffi les recou-vrements moins dépendants du fuccès desrécoltes. L’année eft - elle allez abondantepour faire bailler fenfiblement le prix desdenrées, les impôts fur les dépenfes fontd’autant plus ailes à recueillir? les récoltesau contraire, font - elles dans cette mefure ,qui permet de tirer le plus grand parti desfruits de la terre, les impôts fur les revenusdes biens - fonds deviennent les plus con-venables ? mais comme les Gouvernements nepeuvent pas recourir alternativement à cesdeux fortes de tributs, ils fuppléent impar-faitement à une femblable diipofition, en di-vifant habituellement les impolitions en deuxclalfes, dont l’une atteint les revenus, & l’au-tre les dépenfes.
Tous ces ménagements deviendroientmoins elfentiels , li en proportion des ri-chelTes d’un pays, les impôts s’y trouvoientcontenus dans des bornes raifonnables ; maisquand les malheurs des tems ont obligéd’étendre fi loin les charges publiques ,