De l’Administration
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efpece de proportion entre ces deux Royau-mes , foit qu’on fixe fon attention fur le nom-bre des habitants, foit qu’on fe borne à com-parer la fournie du numéraire en circulation.Mais ce rapprochement avec lequel on fetranquillité, combien n’exigeroit-il pas d’ob-fervations ? l’étendue de la population,celle du numéraire , font fans doute des in-dices de richelfes & de profpérité ; mais cesavantages ne peuvent pas, cependant, fer-vir d’unique réglé dans les jugements qu’onporte fur la fournie des impôts établis chezdifferentes nations ; car la quotité numérairede ces impôts étant la rnefure des compa-raifons, cette niefure ceffe d’être exacte ,du moment que la valeur des chofes n’eftpas la même dans les deux pays dont onfait le rapprochement. Enfin , c’eft félonl’étendue de la portion impofée fur la daflela moins fortunée d’une nation,que le poidsdes tributs eff fur-tout aggravant : ainlî lesménagements qu’on apporte dans la dif-tribution des contributions, en modifient