fo De l’Administration
une partie de fes moyens de profpérité^;aux Princes, on ravit quelquefois cetteHeur d’amour & de confiance de la part deleurs fujets, dont la jouifiance eft une desgrandes confolations des peines du Gou-vernement.
Quel jugement faudroit-il donc porterdes hommes, qui appelles par hal’ard oupar quelques talents, à gouverner les finan-ces d’un grand État, feroient les premiersà dillraire le Souverain de cette touchanteinquiétude fi néceflaire au bonheur public;& qui, lui pariant de l’accroifiement desimpôts avec indifférence, fe feroient unmérite d’une invention fifcale, y lieroientdans l’exécution l’idée féduflrice de l’au-torité , & honoreroient du nom de vigueur ,la réfifiance complette à toute efpece deréclamations! Que faudroit-il penler encoredes miüittres qui, fans jouir de la confiancepublique, & lans la mériter, feroient har-diment les honneurs des lacrifices de lanation, vanteroient fon zele & fon obéif-