des Finances de la France.
49
aux fources de la profpérité publique, eus’expofant à gêner par des droits mal - habi-les , & l’encouragement de l’agriculture, &l’action du commerce, & l’eflor de l’induf-trie. Enfin, lorsqu’une malle immenfe dedettes, ou d’anciennes libéralités convertiesen penfions, viennent s’unir à toutes lesdépenfes injuftes , inutilc-s, ou exagéréesdu tems prêtent, la nation n’apperçoitplus alors de proportion , entre les Sacrifi-ces qu’on exige d’elle, & les dépenSes quiSemblent nécefSaires au bien de l’État : alorsla défiance & la haine du fiSc, Sont per-dre absolument de vue les augultes rap-ports qui devroient exilter, entre le trél'orpublic & l’intérêt commun de la Société.Qu’on ne diSe donc point que l’excès desimpôts ne Soit un grand malheur; c’en eftun trop réel, &pour les peuples, & pourl’État, & pour le Souverain : aux peuples,on enleve ainfi l’un des plus grands biensde la Société, la faculté de jouir à Son grédes fruits de Son travail ; à l’État, on ôteTome I. D