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1 (1784)
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48
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48 De l’Administration

Je n’ai confidéré jufques à prélent l’é-tendue dérailonnable des impôts, que fousdes rapports qui tiennent à la jultice ; onpeut appercevoir encore dans cette étendueune fomme confiante de maux & de vexa-tions. En effet, tant que la fomme desimpôts eft modérée, il eit au pouvoir del’adminiftration d’en régler les dilpofitionsavec fageffe, la répartition avec équité , lerecouvrement avec douceur; on peut éta-blir des proportions où la différence desfortunes ell exactement obl’ervée; on peutfuivre de près tous les agents du file ; onpeut, en un mot, borner le mal de l’impôtà l’impôt même. Mais quand les tributsfont exceffifs, quand ils paffent feulementune certaine limite, la néceffité des rigueurss’accroît avec la difficulté des perceptions ;il faut laiffer plus d’autorité aux exaffeurs ;il faut s’endurcir aux plaintes ; il faut en-cenl'ef avant tout, la fcience fifcale , &honorer indiftinêlement tous ceux qui laprofeflènt ; il faut fouvent négliger jufques

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