mine feul les facrifices des citoyens, quefeul il eft l’interprète des befoins de l’État,que (eul il veut, que feul il ordonne,que feul il a le pouvoir de contraindreà l’obéilî'ance, les principes de jultice nefont point changés, & les devoirs du re-préfentant de l’Etat, n’exiftent pas moinsdans toute leur force.
On voit fortir de ces réflexions, unevérité effrayante pour la confcience desRois ; c’eft qu’en confiant aux tribunauxla décifion des différents qui s’élèvent en-tre leurs fujets, ils font demeurés feulsarbitres de la plus grande canfe qui exiftedans l’ordre focial, de celle qui doit fixerla mefure des droits & des prétentions dutréfor public, fur la propriété de tousles membres de la foeiété; & que pourla décider & la connoître, cette eau le,dans toutes fes‘ parties, il faut non-feu-lement un cœur droit, mais encore del’étude & de la fcience. En effet, fi lesfacrifices que le Souverain exige des peu-