des Finances de la France.
hommes qui fans aucun droit légitime,viennent enlever ce qui ne leur appartientpas; là, c’eft le Souverain qui lève pardes impôts, la fubvention que le bien del’État exige.
Ce que le bien de l’État exige ! voilàla décilion & le trait de lumière : les im-pôts proportionnés à ce bien public dontle Souverain eft le juge & le gardien, fontun ade de juftice ; ce qui excède cettemefure, celfe d’être légitime : il n’y adonc d’autre différence entre les ufurpa-tions particulières & celles du Souverain,fi. ce n’eft que l’injuftice des uns tientà des idées fimples, & que chacun peutaifément diftinguer ; tandis que les autresétant liées à des combinaiions dont l’éten-due eft auffi vafte que compliquée, per-fonne ne peut en juger autrement quepar des conjectures Mais parce que,dans un État monarchique , le Souveraineft le lien des intérêts politiques, & parceque dans une telle confiitution, il déter-