dépenfes du Souverain, qu’on peut chaqueannée renouveller ces levées ; mais ces no-tions auffi vieilles que le monde , & à laportée des efprits les plus bornés , limitè-rent point la vérité des idées que toutes lesnations fe font faites de la grandeur des im-pôts; & de telles notions n’empêchent pointque leur étendue immodérée , ne l'oit unmalheur public.
Les perfonnes qui répandent ou quiappuyent le raifonnement que je viens dedévelopper & qui rendent ainfi les fonc-tions de l’adminiftration li faciles , quepenferoient-elles, fi quelques-uns de leursconcitoyens venoient exiger de force lamoitié de leur fortune , & fi, rempliffantalors la Société de leurs cris , ils enten-doient chacun dire froidement : l’argentqu’on vous a pris, d’autres le dépenferont ;les richelfes de l’Etat ne font point chan-gées ; lailfez - nous en paix & ne nousimportunez plus de vos plaintes ? Quellecomparaifon dira -1 - on ! Ici ce font des