Introduction.
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toujours fécondé fes difpofitions bienfai-fantes.
J’ai tort, peut-être, de parler ainfi demoi, & je crains qu’on ne m’en juge d’autantplus févérement. Mais j’écris cette Introduc-tion peu de tems après ma retraite; il fauty pardonner les mouvements d’une ame en-core agitée.
Une trifbe réflexion vient m’occuper en-core , lorfque je médite aujourd’hui fur lescirconftances que mon fujet me rappelle.Je crains que mon exemple n’éloigne en-core davantage des routes que j’ai fuivies;je crains que les hommes les mieux dif-pofés par un heureux naturel , ne foienttentés de dévouer leur première attentionau foin de ménager , n’importe par quelsfacrifices , tous ceux qui préparent ouqui modifient l’opinion des Princes. Quelmalheur cependant , quand celui qui fedoit tout entier aux intérêts publics, écou-te à chaque inftant les confeils d’une po-litique perfonnelle ! tandis que pour rem-
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