çxxxîv Introduction.
plir dignement la carrière de l’adminiftra-tion , il fout s’abandonner avec confianceà une conduite noble , franche 8c coura-geufe , la feule qui s’allie aux grandes p sil-ices.
Cependant, je dois le dire , par amourpour la vérité, & par attachement au bienpublic, il y aura auffi des lut fard s à cou-rir dans les routes' obfcures & détournées :car le Roi aime l’ordre & l’honnêteté , &il mépriiera ceux qui voudront acquérir au-tour de lui des fuffrages , par lo facrificçde leurs devoirs , & par une timide com-plailance. Sans doute , & c’eft un malheurpour tous les Princes., l’adreffe fait couvririon manege de tant de voiles , qu’on apeine à l'appercevoir ; elle fait deguifer fiart-irtement le menfonge, qu’il a toute l’ap-parence de la vérité. Ce n’eft qu’au milieude la fociété, que les fuccès de ce mépri-fabie talent commencent à devenir difficiles.L's hommes, à force de s’obferver, ont*infenfihlement appris à diftinguer t;ous les