cxxxij Introduction.
naître ; & tout ce qu’on peut demander ,c’eft que dans toutes les aâions que cesidées infpirent, on ne s’écarte jamais desréglés de la circonfpeclion & de la pru-dence.
C’eft une grande inftrucîion que le fé-jour des Cours ; c’eft un grand voyage mo-ral que le miniftere des finances , & quellequ’ait été fa durée, il laifle dans l’efprit destraces profondes. Mais combien de fenti-nients pénibles viennent fe mêler à quelquesfouvenirs agréables ! Ah ! fi loin de me dei-fervir, fi loin d’interprêter contre moi desmouvements qu’un fentiment de bienveillan-ce eût fi facilement fait valoir ! Ah ! fi loind’aigrir mes blelfures, on m’eût tendu la
main dans mes agitations !.mais ces
tems font palfés, il n’y faut plus fonger.Peut - être a -1 - on éloigné du Roi un fer-viteur digne de fa confiance : peut - être a-t - on écarté de fa perfonne, un homme dontles lentiments alloient au caraétere d’un Prin-ce fi digne d’eftime, & qui fûrement eût