352
LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
“ sillons qui se perdent au loin, et les flots“ à peine agités répètent comme un miroir“ pur mon image sans l’altérer.
“ L’aigle: Les rochers escarpés sont ma“ demeure, je plane dans les airs au milieu de“ l’orage; à la chasse, dans les combats, dans“ les dangers, je me fie à mon vol audacieux.
“ Le cygne: L’azur du ciel serein me ré-“ jouit, le parfum des plantes m’attire douce-“ ment vers le rivage quand au coucher du“ soleil je balance mes ailes blanches sur les“ vagues pourprées.
“ L’aigle: Je-triomphe dans la tempête“ quand elle déracine les chênes des forêts,“ et je demande au tonnerre si c’est avec“ plaisir qu’il anéantit.
“ Le cygne: Invité par le regard d’Apol-“ Ion, j’ose aussi me baigner dans les flots“ de l’harmonie; et reposant à ses pieds“ j’écoute les chants qui retentissent dans la“ vallée de Tempé.
“ L'aigle : Je réside sur le trône même de“ Jupiter, il me fait signe et je vais lui cher-« cher la foudre; et pendant mon sommeil“ mes ailes appesanties couvrent le sceptre“ du souverain de l’univers.
“ Le cygne: Mes regards prophétiques