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1 (1813)
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DE LA POÉSIE ALLEMANDE.

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couvrir des scènes de lumière: mais quand la mort touche son corps périssable, elle jette un regard en arrière vers les plaisirs terrestres et vers ses compagnes mortelles. Ainsi, lorsque jadis Proserpine fut enlevée dans les bras de Pluton, loin des prairies de la Sicile, enfantine dans ses plaintes, elle pleuroit pour les fleurs qui séchap- poient de son sein.

La pièce de vers suivante doit perdreencore plus à la traduction que le sonnet;elle est intitulée Mélodies de la vie: le cygney est mis en opposition avec laigle, luncomme lemblème de lexistence contempla-tive, lautre comme limage de lexistenceactive : le rhy tlnne du vers change quand lecygne parle et quand laigle lui répond, etles chants de tous les deux sont pourtantrenfermés dans la même stance que la rimeréunit: les véritables beautés de lharmoniese trouvent aussi dans cette pièce, non lhar-monie imitative, mais la musique intérieurede lame. Lémotion la trouve sans réfléchir,et le talent qui réfléchit en fait de la poésie.

Le cygne: Ma vie tranquille se passe dans les ondes, elle ny trace que de légers