DE LA POÉSIE ALLEMANDE.
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“ couvrir des scènes de lumière: mais quand“ la mort touche son corps périssable, elle“ jette un regard en arrière vers les plaisirs“ terrestres et vers ses compagnes mortelles.“ Ainsi, lorsque jadis Proserpine fut enlevée“ dans les bras de Pluton, loin des prairies“ de la Sicile, enfantine dans ses plaintes,“ elle pleuroit pour les fleurs qui s’échap-“ poient de son sein.”
La pièce de vers suivante doit perdreencore plus à la traduction que le sonnet;elle est intitulée Mélodies de la vie: le cygney est mis en opposition avec l’aigle, l’uncomme l’emblème de l’existence contempla-tive, l’autre comme l’image de l’existenceactive : le rhy tlnne du vers change quand lecygne parle et quand l’aigle lui répond, etles chants de tous les deux sont pourtantrenfermés dans la même stance que la rimeréunit: les véritables beautés de l’harmoniese trouvent aussi dans cette pièce, non l’har-monie imitative, mais la musique intérieurede l’ame. L’émotion la trouve sans réfléchir,et le talent qui réfléchit en fait de la poésie.
“Le cygne: Ma vie tranquille se passe“ dans les ondes, elle n’y trace que de légers