DE LA POESIE ALLEMANDE.
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“ contemplent souvent les étoiles et la voûte“ azurée qui se réfléchit dans les flots, et le“ regret le plus intime m'appelle vers ma“ patrie, dans le pays des cieux.
“ L’aigle: Dès mes jeunes années c’est“ avec délices que dans mon vol j’ai fixé le“ soleil immortel; je ne puis m’abaisser à la“ poussière terrestre, je me sens l’allié des“ dieux.
“ Le cygne : Une douce vie cède volontiers“ à la mort; quand elle viendra me dégager“ de mes liens et rendre à ma voix sa mé-“ lodie, mes chants jusqu’à mon dernier“ souffle célébreront l’instant solennel.
“ L’aigle: L’ame comme un phénix bril-“ lant s’élève du bûcher, libre et dévoilée;“ elle salue sa destinée divine; le flambeau“ de la mort la rajeunit (l).”
C’est une chose digne d’être observée, quele goût des nations, en général, diffère bienplus dans l’art dramatique que dans touteautre branche de la littérature. Nous ana-lyserons les motifs de ctes différences dans
(1) Chez les anciens, l’aigle qui s’envoloit du bûcher étoitl’emblème de l’immortalité de l’ame, et souvent même del’apothéose.
TOM. I.
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