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1 (1813)
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DE I,A POÉSIE ALLEMANDE.

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science, et cède à ses passions. Il navoitdabord que lenivrement de la force ; il ar-rive enfin à celui du crime, et la terre nepeut plus le porter. Les bons et les mauvaispenchants de lhomme sont très bien carac-térisés par les deux chevaliers blanc et noir:les mots, toujours les mêmes, que le cheva-lier blanc prononce pour arrêter le chasseur,sont aussi très ingénieusement combinés.Les anciens, et les poètes du moyen âge,ont parfaitement connu leffroi que cause,dans de certaines circonstances, le retour desmêmes paroles ; il semble quon réveille ainsile sentiment de linflexible nécessité. Lesombres, les oracles, toutes les puissances sur-naturelles, doivent être monotones ; ce quiest immuable est uniforme ; et cest un grandart, dans certaines fictions, que dimiter, parles paroles, la fixité solennelle que limagi-nation se représente dans lempire des ténè-bres et de la mort.

On remarque aussi, dans Biirger, une cer-taine familiarité dexpression qui ne nuitpoint ii la dignité de la poésie, et qui enaugmente singulièrement leffet. Quand onparvient à rapprocher de nous la terreur ouladmiration, sans affaiblir ni lune ni lautre,