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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
le chevalier noir se moque de ce puérile sen-timent.: le chasseur prend la férocité pourde l’énergie, et ses chevaux foulent aux piedsl’espoir du pauvre et de l’orphelin. Enfinle cerf poursuivi sc réfugie dans la cabaned’un vieil ermite: le chasseur veut y mettrele feu pour en faire sortir sa proie; l’ermiteembrasse ses genoux, il veut attendrir le fu-rieux qui menace son humble demeure: unedernière fois, le bon génie, sous la forme duchevalier blanc, parle encore : le mauvaisgénie, sous celle du chevalier noir, triomphe;le chasseur tue l’ermite, et tout à coup il estchangé en fantôme, et sa propre meute veutle dévorer. Une superstition populaire adonné lieu à cette romance ; l’on prétendqu’à minuit, dans de certaines saisons del’année, on voit au-dessus de la forêt où cetévènement doit s’être passé, un chasseurdans les nuages poursuivi jusqu’au jour parses chiens furieux.
Ce qu’il y a de vraiment beau dans cettepoésie de Bürger, c’est la peinture de l’ar-dente volonté du chasseur : elle étoit d’abordinnocente, comme toutes les facultés del’ame ; mais elle se déprave toujours de plusen plus, chaque fois qu’il résiste à sa con-