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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
qu’il fait passer au milieu des pierres funé-raires ; alors le chevalier perd par degrés-l’apparence d’un être vivant; il se change ensquelette, et la terre s’cntr’ouvre pour en-gloutir sa maîtresse et lui.
Je ne me suis assurément pas flattée defaire connoître, par ce récit abrégé, le mériteétonnant de cette romance : toutes les
images, tous les bruits, en rapport avec lasituation de Famé sont merveilleusement ex-primés par la poésie: les syllabes, les rimes,’tout l’art, des paroles et de leurs sons est em-ployé pour exciter la terreur. La rapiditédes pas du cheval semble plus solennelle etplus lugubre que la lenteur meme d’unemarche funèbre. I/énergie avec laquelle lechevalier hâte sa course, cette pétulance de lamort cause un trouble inexprimable; et l’onse croit emporté par le fantôme, comme lamalheureuse qu’il entraîne avec lui dansl'abîme.
Il y a quatre traductions de la romancede Lcnorc en anglais, mais la première detoutes, sans comparaison, c’est celle de M.Robert Spencer, le poète anglais qui connoîtle mieux le véritable esprit des languesétrangères. L’analçgie de l’anglais avec