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1 (1813)
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DE LA POESIE ALLEMANDE,

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terreur, et lui demande sans cesse raison dela rapidité de sa course; le chevalier presseencore plus les pas de son cheval par ses crissombres et sourds, et prononce à voix basseces mots : Les morts vont vite, les morts vontvite. Lenore lui répond: Ali! laisse en paixles morts ! Mais toutes les fois quelle luiadresse des questions inquiètes, il lui répèteles mêmes paroles funestes.

En approchant de léglise il la menoit,disoit-il, pour sunir avec elle, lhiver et lesfrimas semblent changer la nature elle-mêmeen un affreux présage: des prêtres portenten pompe un cercueil, et leur robe noiretraîne lentement sur la neige, linceul de laterre; leifroi delà jeune hile augmente, ettoujours son amant la rassure avec un mé-lange dironie et dinsouciance qui fait fré-mir. Tout ce cjuil dit est prononcé avecune précipitation monotone, comme si déjà,dans son langage, lon ne sentoit plus lac-cent de la vie; il lui promet de la conduiredans la demeure étroite et silencieuseleurs noces doivent saccomplir. On voit deloin le cimetière à coté de la porte de lé-glise : le chevalier frappe à, cette porte, ellesouvre ; il sv précipite avec son cheval,