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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
la paix sc fait ; tous les soldats retournentdans leurs foyers. Les mères retrouventleurs fils, les sœurs leurs frères, les épouxleurs épouses; les trompettes guerrières ac-compagnent les chants de la paix, et la joierègne dans tous les cœurs. Lenore parcourten vain les rangs des guerriers, elle n’y voitpoint son amant; nul ne peut lui dire cequ'il est devenu. Elle se désespère: sa mèrevoudrait la calmer; mais le jeune cœur deLenore se révolte contre la douleur, et, dansson égarement, elle renie la Providence. Aumoment où le blasphème est prononcé, l’onsent dans l’histoire quelque chose de funeste,et dès cet instant l’ame est constammentébranlée.
A minuit, un chevalier s’arrête à la portede Lenore ; elle entend le hennissement ducheval et le cliquetis des éperons: le cheva-lier frappe, elle descend et reconnoît sonamant. Il lui demande de le suivre à l’in-
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stant, car il n’a pas un moment à perdre, dit-il, avant de retourner à l’armée. Elle s’é-lance, il la place derrière lui sur son cheval,et part avec la promptitude de l’éclair. Iltraverse au galop, pendant la nuit, des paysarides et déserts : la jeune fille est, pénétrée de