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1 (1813)
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DE LA POÉSIE ALLEMANDE.

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Je ne finirais point si je voulois parler detoutes les poésies de Schiller, qui renfermentdes pensées et des beautés nouvelles. Il afait sur le départ des Grecs après la prise deTroie un hymne quon pourrait croire dunpoète dalors, tant la couleur du temps y estfidèlement observée. Jexaminerai, sous lerapport de lart dramatique, le talent ad-mirable des Allemands pour se transporterdans les siècles, dans les pays, dans les carac-tères les plus différents du leur : superbefaculté sans laquelle les personnages quonmet en scène ressemblent à des marionnettesquun même fil remue et quune même voix,celle de lauteur, fait parler. Schiller méritesur-tout dêtre admiré comme poète dra-matique; Goethe est tout seul au premierrang dans lart de composer des élégies, desromances, des stances, etc., ses poésies dé-tachées ont un mérite très différent de cellesde Voltaire. Le poète français à su mettre envers lesprit de la société la plus brillante ; lepoète allemand réveille dans lame par quel-ques traits rapides des impressions solitaireset profondes.

Goethe, dans ce genre douvrages, est na-turel au suprême degré; non seulement natu-