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1 (1813)
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DE LA POÉSIE ALLEMANDE.

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les coups redoublés et les pas rapides desouvriers qui dirigent la lave brûlante de lai-rain. Peut-on avoir lidée dun poëme de cegenre par une traduction en prose ? cest, lirela musique au lieu de lentendre ; encore est-il plus aisé de se figurer, par limagination,leffet des instruments quon connoît, que lesaccords et les contrastes dun rhythme etdune langue quon ignore. Tantôt la bri-èveté régulière du mètre fait sentir lactivitédes forgerons, lénergie bornée, mais conti-nue, qui sexerce dans les occupations ma-térielles ; et tantôt, à côté de ce bruit dur etfort, lon entend les chants aériens de len-thousiasme et de la mélancolie.

Loriginalité de ce poëme est perdue quandon le sépare de limpression que produisentune mesure de vers habilement choisie et desrimes qui se répondent comme des échos in-telligents que la pensée modifie; et cepen-dant ces effets pittoresques des sons seroienttrès hasardés en français. Lignoble nousmenace sans cesse ; nous navons pas, com-me presque tous les autres peuples, deuxlangues, celle de la prose et cehe des vers;et il en est des mots comme des personnes,