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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
toute leur contrée ; les pampres croissentdans les memes lieux où tant d'actions guer-rières se sont passées, et le vin de centannées, contemporain de jours plus glorieux,semble recéler encore la généreuse chaleurdes temps passés.
Non seulement Klopstock a tiré du chris-tianisme les plus grandes beautés de ses ou-vrages religieux; mais comme il vouloit (piela littérature de son pays fût tout-à-fait in-dépendante de celle des anciens, il a tâchéde donner à la poésie allemande une mytho-logie toute nouvelle empruntée des Scandi-naves. Quelquefois il l’emploie d’une ma-nière trop savante ; mais quelquefois aussi ilen a tiré un parti très heureux, et son ima-gination a senti les rapports qui existententre les dieux du nord et l’aspect de lanature à laquelle ils président.
Il y a une ode de lui, charmante, intituléel’art de Tialj\ c’est-à-dire l’art d’aller enpatins sur la glace, qu’on dit inventé par legéant Tialf. Il peint une jeune et bellefemme, revêtue d’une fourrure d’hermine, etplacée sur un traîneau en forme de char ;les jeunes gens qui l’entourent font avancerce char comme leclair, en le poussant légère-