30(î
LA LITTERATURE ET LES ARTS.
“ tifs, mais clés chants de gloire pour l’im-44 mortel.
44 K. J’ai encore la blonde chevelure de44 l’enfance, je n’ai ceint le glaive qiven ce44 jour : mes mains sont pour la première44 fois armées de la lance et de la lyre, com-44 ment pourrois-je chanter Hermann ?
44 N’attendez pas trop du jeune homme, ô44 pères ; je veux essuyer avec mes cheveux44 dorés mes joues inondées de pleurs, avant44 d’oser chanter le plus grand des fils de44 Mana. (1)
“ J). Et moi aussi, je verse des pleurs de44 rage, non, je ne les retiendrai pas: coulez,44 larmes brûlantes, larmes de la fureur, vous44 n’êtes pas muettes, vous appelez la ven-44 geance sur des guerriers perfides ; ô mes44 compagnons ! entendez ma malédiction44 terrible : que nul des traîtres à la patrie,44 assassins du héros, ne meure dans les com-44 bats !
44 JV. Voyez-vous le torrent qui s’élance44 de la montagne et se précipite sur ces44 rochers ; il roule avec ses flots des pins
(1) Mana, l’un des héros tutélaires de la nation germanique.