DES POEMES ALLEMANDS.
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“ déracinés ; il les amène, il les amène pour“ le bûcher d’Hermann. Bientôt le héros“ sera poussière, bientôt il reposera dans la“ tombe d’argile ; mais que sur cette pous-“ sière sainte soit placé le glaive par lequel“ d a juré la perte du conquérant.
“ Arrête-toi, esprit du mort, avant de re-joindre ton père Siegmar ! tarde encore et“ regarde comme il est plein de toi, le cœur“ de ton peuple.
“ K. Taisons, ô taisons à Thusnelda que“ son Hermann est ici tout sanglant. Ne“ dites pas à cette noble femme, à cette mère“ désespérée, que le père de son Thumeliko“ a cessé de vivre.
“ Qui pourrait le dire à celle qui a déjà“ marché chargée de fers devant le char“ redoutable de l’orgueilleux vainqueur, qui“ pourrait le dire à cette infortunée, aurait“ un cœur de Romain.
“ D. Malheureuse fille, quel père t’a donné“ le jour? Segeste (1), un traître, qui dans“ l’ombre aiguisoit le fer homicide. Oh !“ ne le maudissez pas. Héla (2) déjà l’a■ ‘ marqué de son sceau.
(1) Segeste, auteur de la conspiration qui fit périr Hermann.
(2) Héla, la divinité de l’Enfer.
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