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1 (1813)
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DES POEMES ALLEMANDS.

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santeries qui ont cessé dêtre immorales àforce dêtre ennuyeuses. Les contes dechevalerie de Wieland me semblent beau-coup meilleurs que ses poëmes imités dugrec, Musarion, Lndymion, Ganimède, leJugement de Paris, etc. Les histoires che-valeresques sont nationales en Allemagne.Le génie naturel du langage et des poètes seprête à peindre les exploits et les amours deces chevaliers et de ces belles, dont les senti-ments étoient tout à la fois si forts et sinaïis,si bienveillants et si décidés; mais en voulantmettre des grâces modernes dans les sujetsgrecs, Wieland les a rendus nécessairementmaniérés. Ceux qui prétendent modifier legoût antique par le goût moderne, ou le goûtmoderne par le goût antique, sont presquetoujours affectés. Pour être à labri de cedanger, il faut prendre chaque chose pleine-ment dans sa nal ure.

LObéron passe en Allemagne presquepour un poème épique. Il est fondé sur unehistoire de chevalerie française, IJ non dehounleaux, dont INI. de Tressan a donnél'extrait ; et le génie Obéron et la fée Titania,tels que Shakcspear les a peints dans sapièce intitulée lltve dune nuit dété, servent