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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
de mythologie à ce poëme. Le sujet en estdonné par nos anciens romanciers ; mais onne sauroit trop louer la poésie dont WielandFa enrichi. La plaisanterie tirée du mer-veilleux y est maniée avec beaucoup degrâce et d'originalité. Huon est envoyé enPalestine, par suite de diverses aventures,pour demander en mariage la fille du sultan,et quand le son du cor singulier qu’il possèdemet en danse tous les personnages les plusgraves qui s’opposent au mariage on ne selasse point de cet effet comique, habilementrépété; et mieux le poète a su peindre lesérieux pédantesque des imans et des vi-sirs de la cour du sultan, plus leur danseinvolontaire amuse les lecteurs. QuandObéron emporte sur un char ailé les deuxamants dans les airs, l’effroi de ce prodigeest dissipé par la sécurité que l’amour leurinspire. “ En vain la terre, dit le poète,“ disparoît à leurs yeux; en vain la nuit“ couvre l’atmosphère de ses ailes obscures ;“ une lumière céleste rayonne dans leurs“ regards pleins de tendresse; leur ame se“ réfléchit l’une dans l’autre; la nuit n’est“ pas la nuit pour eux; l’Elysée les entoure;“ le soleil éclaire le fond de leur cœur; et