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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
qu'il trouve les divers mouvements dont ilest animé: J.-B. Rousseau dans ses odes reli-gieuses, Racine dans Athalie, se sont mon-trés poëtes lyriques; ils étoient nourris despsaumes et pénétrés d’une foi vive; néan-moins les difficultés de la langue et de laversification française s’opposent presquetoujours à l’abandon de l’enthousiasme. Onpeut citer des strophes admirables dansquelques unes de nos odes; mais y en a-t-ilune entière dans laquelle le dieu n’ait pointabandonné le poète? De beaux vers ne sontpas de la poésie; l’inspiration dans les artsest une source inépuisable qui vivifie depuisla première parole jusqu’à la dernière: amour,patrie, croyance, tout doit être divinisé dansl’ode, c’est l’apothéose du sentiment: il faut,pour concevoir la vraie grandeur de la poésielyrique, errer par la rêverie dans les régionséthérées, oublier le bruit de la terre en écou-tant l’harmonie céleste, et considérer l’uni-vers entier comme un symbole des émotionsde l’ante.
L’énigme de la destinée humaine n’est derien pour la plupart des hommes; le poètel’a toujours présente à l’imagination. L’idéede la mort, qui décourage les esprits vul-