DE LA POÉSIE.
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d’images et de métaphores; ils appellent àleur secours la nature extérieure pour expri-mer ce qui ce passe en eux d’inexprimable.Les gens du peuple sont beaucoup plus prèsd’être poètes que les hommes de bonne com-pagnie, car la convenance et le persiflage nesont propres qu’à servir de bornes, ils nepeuvent rien inspirer.
Il y a lutte interminable dans ce mondeentre la poésie et la prose, et la plaisanteriedoit toujours se mettre du côté de la prose;car c’est rabattre que plaisanter. L’espritde société est cependant très favorable à lapoésie de la grâce et de la gaieté dont l’Ari-oste, La Fontaine, Voltaire, sont les plusbrillants modèles. La poésie dramatique estadmirable dans nos premiers écrivains; lapoésie descriptive, et sur-tout la poésie di-dactique a été portée chez les Français à untrès haut degré de perfection; mais il neparoît pas qu’ils soient appelés jusqu’à pré-sent à se distinguer dans la poésie lyrique ouépique, telle que les anciens et les étrangersla conçoivent.
La poésie lyrique s’exprime au nom del’auteur même; ce n’est plus dans un per-sonnage qu’il se transporte, c’est en lui-même