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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
to tes deux d'origine germanique; maisquelque mérite qu'il y ait dans la tra-duction d’Homère par Voss, elle fait del’Iliade et de l’Odyssée des poèmes dont lestyle est grec, bien que les mots soient alle-mands. La connoissance de l’antiquité ygagne ; l’originalité propre à l’idiome dechaque nation y perd nécessairement. Ilsemble que c’est une contradiction d’accuserla langue allemande tout à la fois de trop deflexibilité et de trop de rudesse: mais ce quise concilie dans les caractères peut aussi seconcilier dans les langues ; et souvent dansla même personne les inconvénients de larudesse n’empêchent pas ceux de la flexi-bilité.
Ces défauts se font sentir beaucoup plusrarement dans les vers que dans la prose, etdans les compositions originales que dans lestraductions ; je crois donc qu’on peut direavec vérité qu’il n’y a point aujourd’hui depoésie plus frappante et plus variée que celledes Allemands.
La versification est un art singulier dontl’examen est inépuisable ; les mots qui, dansles rapports ordinaires de la vie, serventseulement de signe à la pensée, arrivent à