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1 (1813)
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224
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LA LITTERATURE Et LES ARTS.

que les choses sont, et lors même quil adoptedes opinions condamnables, un repentirsecret ralentit sa marche malgré lui. Laphilosophie épicurienne ne convient pas àlesprit des Allemands; ils donnent à cettephilosophie un caractère dogmatique, tandisquelle nest séduisante (pie lorsquelle seprésente sous des formes légères: dès quonlui prête des principes, elle déplaît à touségalement.

Les ouvrages de Wieland en vers ont beau-Coup plus de grâce et doriginalité que sesécrits en prose: lObéron et les autres poèmesdont je parlerai à part sont pleins de charmeet dimagination. On a cependant reprochéà Wieland davoir traité lamour avec troppeu de sévérité, et il doit être ainsi jugéchez ces Germains qui respectent encore unpeu les femmes à la manière de leurs ancê-tres; mais quels quaient été les écarts di-magination que Wieland se soit permis, onne peut sempêcher de reconnoître en luiune sensibilité véritable; il a souvent eubonne ou mauvaise intention de plaisantersur lamour, mais une nature sérieuse lem-pêche de sy livrer hardiment; il ressemble àce prophète qui bénit au lieu de maudire.;