WEIMAR.
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il finit par s’attendrir, en commençant parl’ironie.
L’entretien de Wieland a beaucoup decharme, précisément parceque ses qualitésnaturelles sont en opposition avec sa philo-sophie. Ce désaccord peut lui nuire commeécrivain, mais rend sa société très piquante:il est animéj enthousiaste, et, comme tousles hommes de génie, jeune encore dans savieillesse; et cependant il veut être scep-tique, et s’impatiente quand on se sert de sabelle imagination, meme pour le porter à lacroyance. Naturellement bienveillant, ilest néanmoins susceptible d’humeur ; quel-quefois pareequ’il n’est pas content de lui,quelquefois pareequ’il n’est pas content desautres: il n’est pas content de lui, pareequ’ilvoudrait arriver à un degré de perfectiondans la manière d’exprimer ses pensées, àlaquelle les choses et les mots ne se prêtentpas, il ne veut pas s’en tenir à ces à-peu-prèsqui conviennent mieux à l’art de causer quela perfection même: il est quelquefois mé-content des autres, parceque sa doctrine unpeu relâchée et ses sentiments exaltés nesont pas faciles à concilier ensemble. 11 y aen lui un poète allemand, et un philosophe
TOM. I. Q