DES PRINCIPALES EPOQUES.
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les autres, détournèrent les esprits de lalittérature; et quand on s’en occupa denouveau, ce fut sous les auspices du sièclede Louis XIV, à l’époque où le désir d’imiterles Français s’empara de la plupart descours et des écrivains de l’Europe.
Les ouvrages de Ilagedorn, de Gellert, deWeiss, etc., n’étoient que du français appe-santi; rien d’original, rien qui fût conformeau génie naturel de la nation. Ces auteursvouloient atteindre à la grâce française, sansque leur genre de vie ni leurs habitudes leuren donnassent l’inspiration ; ils s’asservissoientà la règle sans avoir ni l’élégance, ni le goût,qui peuvent donner de l’agrément à ce des-potisme même. Une autre école succédabientôt à l’école française, et ce fut dans laSuisse allemande qu’elle s’éleva: cette écoleétoit d’abord fondée sur l’imitation desécrivains anglais. Bodmer, appuyé parl’exemple du grand Haller, tâcha de dé-montrer que la littérature anglaise s’accor-doit mieux avec le génie des Allemands quela littérature française. Gottsched, un sa-vant sans goût et sans génie, combattit cetteopinion. Il jaillit une grande lumière de ladispute de ces deux écoles. Quelques