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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
hommes alors commencèrent à se frayer uneroute par eux-mêmes. Klopstock tint lepremier rang clans Técole anglaise, commeWieland clans l'école française; mais Klop-stock ouvrit une carrière nouvelle à ses suc-cesseurs, tandis que Wieland fut à la fois lepremier et le dernier clans l’école françaisedu dix-huitième siècle: le premier, parcequcnul n’a pu dans ce genre s’égaler à lui; ledernier, parcequ’après lui les écrivains alle-mands suivirent une route tout-à-fait dif-férente.
Comme il y a dans toutes les nations teu-toniques des étincelles de ce feu sacré quele temps a recouvert de cendre, Klopstock,en imitant d’abord les Anglais, parvint àréveiller l’imagination et le caractère parti-culier aux Allemands, et presqu’au mêmemoment, Winckelmann dans les arts, Lessingdans la critique, et Goëthe dans la poésie,fondèrent une véritable école allemande, sitoutefois on peut appeler de ce nom ce quiadmet autant de différences qu’il y a d’in-dividus et de talents divers. J’examineraiséparément la poésie, l’art dramatique, lesromans et l’histoire; mais chaque homme degénie formant, pour ainsi dire, une école à