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LA LITTÉRATURE ET LES ARTS.
simple qu’à présent, les idées générales nes’y étoient point encore introduites, et l’onne faisoit que raconter des traits de carac-tère. La nation germanique pouvoit êtreconsidérée alors comme la plus belliqueusede toutes les nations européennes, et sesanciennes traditions ne parlent que dechâteaux forts et de belles maîtresses pourlesquelles on donnoit sa vie. LorsqueMaximilien essaya plus tard de ranimer lachevalerie, l’esprit humain n’avoitplus cettetendance; et déjà commençoient les que-relles religieuses qui tournent la pensée versla métaphysique, et placent la force del’ame dans les opinions plutôt que dans lesexploits.
Luther perfectionna singulièrement salana’ue, en la faisant servir aux discussionsthéologiques: sa traduction des Psaumes etde la Bible est encore un beau modèle. Lavérité et la concision poétique qu’il donne àson style sont tout-à-fait conformes au géniede l’allemand, et le son même des mots a jene sais quelle franchise énergique sur laquelleon se repose avec confiance. Les guerrespolitiques et religieuses, où les Allemandsavoient le malheur de se combattre les uns