DES PRINCIPALES EPOQUES.
217
Ïlans-Sachs, Sébastien Bran cl, et d’autres, àl’approche de la réformation, et dernière-ment enfin par les savants, qui en ont fait unlangage propre à toutes les subtilités de lapensée.
En examinant les ouvrages dont se com-pose la littérature allemande, on y retrouve,suivant le génie de l’auteur, les traces de cesdifférentes cultures, comme on voit dans lesmontagnes les couches des minéraux divers
O
que les révolutions de la terre y ont ap-portés. Le style change presque entière-ment de nature suivant l’écrivain, et lesétrangers ont besoin de faire une nouvelleétude à chaque livre nouveau qu’ils veulentcomprendre.
Les Allemands ont eu, comme la plupartdes nations de l’Europe du temps de lachevalerie, des troubadours et des guerriersqui chantoient l’amour et les combats. Onvient de retrouver un poème épique intituléles Nibelungs, et composé dans le treizièmesiècle. On y voit l’héroïsme et la fidélitéqui distinguoient les hommes d’alors, lorsquetout étoit vrai, fort et décidé comme lescouleurs primitives de la nature. L’alle-mand, dans ce poème, est plus clair et plus