Druckschrift 
1 (1813)
Entstehung
Seite
216
Einzelbild herunterladen
 

216

LA LITTERATURE ET LES ARTS.

donc jamais été réunies dans un centre, etnont point trouvé dappui dans lEtat.Peut-être la littérature a-t-elle à cet isole-ment comme à cette indépendance plusdoriginalité et dénergie.

On a vu, dit Schiller, la poésie dédaignée par le plus grand des fils de la patrie, par Frédéric, séloigner du trône puissant qui ne 1a. protégeoit pas; mais elle osa se dire allemande; mais elle se sentit fière de créer elle-même sa gloire. Les chants des bardes germains retentirent sur le sommet des montagnes, se précipitèrent comme un torrent dans les vallées; le poète indé- pendant ne reconnut pour loi que les im- pressions de son aine et pour souverain que son génie.

Il a résulter cependant de ce que leshommes de lettres allemands nont point étéencouragés par le gouvernement, que pen-dant long-temps ils ont fait des essais indi-viduels dans les sens les plus opposés, etquils sont arrivés tard à lépoque vraimentremarquable de leur littérature.

La langue allemande, depuis mille ans, aété cultivée dabord par les moines, puis parles chevaliers, puis par les artisans, tels que