DE L’ALLEMAGNE.
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un genre de fermeté qui lui rend ensuite fa-ciles toutes les études les plus hautes. Ilfaut considérer l’école de Pestalozzi commebornée jusqu’à présent à l’enfance. L’édu-cation qu’il donne n’est définitive que pourles gens du peuple; mais c’est par cela mêmequ’elle peut exercer une influence trèssalutaire sur l’esprit national. L’éducationpour les hommes riches doit être partagée endeux époques: dans la première, les enfantssont guidés par leurs maîtres; dans la se-conde, ils s’instruisent volontairement, etcette éducation de choix c’est dans lesgrandes universités qu’il faut la recevoir.L’instruction qu’on acquiert chez Pestalozzidonne à chaque homme, de quelque classequ’il soit, une base sur laquelle il peut bâtirà son gré la chaumière du pauvre ou les pa-lais des rois.
On auroit tort si l’on croyoit en Francequ’il n’y a rien de bon à prendre dans l’écolede Pestalozzi que sa méthode rapide pourapprendre à calculer. Pestalozzi lui-mêmen’est pas mathématicien ; il sait mal leslangues; il n’a que le génie et l’instinct dudéveloppement intérieur de l’intelligence desenfants; il voit quel chemin leur pensée suit