DES INSTITUTIONS D’EDUCATION.
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juges! Rousseau vouloit soumettre l’enfantà la loi de la destinée; Pestalozzi crée lui-même cette destinée pendant le cours del’éducation de l’enfant, et dirige ses décretspour son bonheur et son perfectionnement.L’enfant se sent libre parcequ’il se plaît dansl’ordre général qui l’entoure, et dont l’égali-té parfaite n’est point dérangée même parles talents plus ou moins distingués de quel-ques uns. Il 11e s’agit pas là de succès, maisde progrès vers un but auquel tous tendentavec une même bonne foi. Les écoliers de-viennent maîtres quand ils en savent plusque leurs camarades; les maîtres redevien-nent écoliers quand ils trouvent quelquesimperfections dans leur méthode, et recom-mencent leur propre éducation pour mieuxjuger des difficultés de l’enseignement.
O11 craint assez généralement que la mé-thode de Pestalozzi n’étouffe l’imagination etne s’oppose à l’originalité de l’esprit; il estdifficile (pi’il y ait une éducation pour legénie, et ce n’est guère que la nature et legouvernement qui l’inspirent ou l’excitent.Mais ce 11e peut être un obstacle au génie,que des connoissances primitives parfaite-ment claires et sûres; elles donnent à l’esprit
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