DES INSTITUTIONS D'EDUCATION.
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pour arriver au but. Cette loyauté de ca-ractère, qui répand un si noble calme sur lesaffections du cœur, Pestalozzi l’a jugée né-cessaire aussi dans les opérations de l’esprit.Il pense qu’il y a un plaisir de moralité dansdes études complètes. En effet, nous voy-ons sans cesse que les connoissances super-ficielles inspirent une sorte d’arrogance dé-daigneuse qui fait repousser comme inutile,ou dangereux, ou ridicule, tout ce qu’on nesait pas. Nous voyons aussi que ces con-noissances superficielles obligent à cacherhabilement ce qu’on ignore. La candeursouffre de tous ces défauts d’instruction donton ne peut s’empêcher d’être honteux. Sa-voir parfaitement ce qu’on sait, donne unrepos à l’esprit, qui ressemble à la satisfac-tion de la conscience. La bonne foi de Pes-talozzi, cette bonne foi portée dans la sphèrede l’intelligence, et qui traite avec les idéesaussi scrupuleusement qu’avec les hommes,est le principal mérite de son école; c’est par-la qu’il rassemble autour de lui des hommesconsacrés au bien-être des enfants d’une la-pon tout-à-fait désintéressée. Quand dansun établissement public aucun des calculspersonnels des chefs n’est satisfait, il faut
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