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1 (1813)
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I)E LALLEMAGNE.

recueilloient souvent de léducation que lha-bitude de faire leur tâche sans la concevoir,et desquiver le pouvoir du maître par la ruse'de lécolier. Tout ce que Rousseau a ditcontre cette éducation routinière est par-faitement vrai; mais, comme il arrive sou-vent, ce quil propose comme remède estencore plus mauvais que le mal.

Un enfant qui, daprès le système de Rous-seau, nauroit rien appris jusquà lâge dedouze ans, auroit perdu six années précieuses~de sa vie; ses organes intellectuels nacquer-roient jamais la flexibilité que lexercice dèsla première enfance pouvoit seul leur don-ner. Les habitudes doisiveté seraient telle-ment enracinées en lui, quon le rendraitbien plus malheureux en lui parlant de tra-vail, pour la première fois, à lâge de douzeans, quen laccoutumant depuis quil existeà le regarder comme une condition néces-saire de la vie. Dailleurs, lespèce de soinque Rousseau exige de linstituteur pour sup-pléer à linstruction, et pour la faire arriverpar la nécessité, obligerait chaque homme àconsacrer sa vie entière à léducation dunautre, et les grands pères seuls se trouverai-ent libres de commencer une carrière per-