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DE L’ALLEMAGNE.
ni an i que a souvent conçu d’injustes soup-çons contre la Prusse.
Plusieurs écrivains allemands, justementcélèbres, se firent connoître vers la fin durègne de Frédéric; mais l’opinion défavora-ble que ce grand monarque avoit conçuedans sa jeunesse contre la littérature de sonpays ne s’effaça point, et il composa peud’années avant sa mort un petit écrit, danslequel il propose entre autres changementsd’ajouter une voyelle à la fin de chaque\*erbe pour adoucir la langue tudesque. Cetallemand masqué en italien produiroit leplus comique effet du monde; mais nul mo-narque, même en Orient, n’auroit assez depuissance pour influer ainsi, non sur le sens,mais sur le son de chaque mot qui se pro-nonceroit dans son empire.
Klopstock a noblement reproché a Fré-déric de négliger les muses allemandes, qui,à son insçu, s’essayoient à proclamer sa gloire.Frédéric n’a pas du tout deviné ce que sontles Allemands en littérature et en philoso-phie; il ne les croyoit pas inventeurs. 11vouloit discipliner les hommes de lettrescomme ses armées. “ Il faut,” écrivoit-il enmauvais allemand, dans ses instructions à