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1 (1813)
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DE LALLEMAGNE.

ni an i que a souvent conçu dinjustes soup-çons contre la Prusse.

Plusieurs écrivains allemands, justementcélèbres, se firent connoître vers la fin durègne de Frédéric; mais lopinion défavora-ble que ce grand monarque avoit conçuedans sa jeunesse contre la littérature de sonpays ne seffaça point, et il composa peudannées avant sa mort un petit écrit, danslequel il propose entre autres changementsdajouter une voyelle à la fin de chaque\*erbe pour adoucir la langue tudesque. Cetallemand masqué en italien produiroit leplus comique effet du monde; mais nul mo-narque, même en Orient, nauroit assez depuissance pour influer ainsi, non sur le sens,mais sur le son de chaque mot qui se pro-nonceroit dans son empire.

Klopstock a noblement reproché a Fré-déric de négliger les muses allemandes, qui,à son insçu, sessayoient à proclamer sa gloire.Frédéric na pas du tout deviné ce que sontles Allemands en littérature et en philoso-phie; il ne les croyoit pas inventeurs. 11vouloit discipliner les hommes de lettrescomme ses armées. Il faut, écrivoit-il enmauvais allemand, dans ses instructions à