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1 (1813)
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LA PRUSSE.

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lacadémie, se conformer à la méthode de Boerhaave dans la médecine, à celle de Locke dans la métaphysique, et à celle de Thomasius pour lhistoire naturelle. Sesconseils nont pas été suivis. Il ne se dou-toit guère que de tous les hommes les Alle-mands étoient ceux quon pouvoit le moinsassujettir à la routine littéraire et philoso-phique: rien nannonçoit en eux laudacequils ont montrée depuis dans le champ delabstraction.

Frédéric considérait ses sujets comme desétrangers, et les hommes desprit françaiscomme ses compatriotes. Rien nétoit plusnaturel, il faut en convenir, que de se laisserséduire par tout ce quil y avoit de brillantet de solide dans les écrivains français àcette époque ; néanmoins Frédéric auraitcontribué plus efficacement encore à la gloirede son paj r s, sil avoit compris et développéles facultés particulières à la nation quilgouvernoit. Mais comment résister à lin-fluence de son temps, et. quel est lhommedont le génie même nest pas à beaucoupdégards louvrage de son siècle ?