LA PRUSSE.
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l’académie, “ se conformer à la méthode de“ Boerhaave dans la médecine, à celle de“ Locke dans la métaphysique, et à celle de“ Thomasius pour l’histoire naturelle.” Sesconseils n’ont pas été suivis. Il ne se dou-toit guère que de tous les hommes les Alle-mands étoient ceux qu’on pouvoit le moinsassujettir à la routine littéraire et philoso-phique: rien n’annonçoit en eux l’audacequ’ils ont montrée depuis dans le champ del’abstraction.
Frédéric considérait ses sujets comme desétrangers, et les hommes d’esprit françaiscomme ses compatriotes. Rien n’étoit plusnaturel, il faut en convenir, que de se laisserséduire par tout ce qu’il y avoit de brillantet de solide dans les écrivains français àcette époque ; néanmoins Frédéric auraitcontribué plus efficacement encore à la gloirede son paj r s, s’il avoit compris et développéles facultés particulières à la nation qu’ilgouvernoit. Mais comment résister à l’in-fluence de son temps, et. quel est l’hommedont le génie même n’est pas à beaucoupd’égards l’ouvrage de son siècle ?