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1 (1813)
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LA PRUSSE.

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séparent.(l) Lascendant de Frédéric,entretenu par la sagesse de ses successeurs,sest manifesté quelque temps encore; ce-pendant on sentoit toujours en Prusse lesdeux nations qui en composoient mal uneseule; larmée, et létat civil. Les préjugésnobiliaires subsistoient à côté des principeslibéraux les plus prononcés. Enfin, limagede la Prusse offrait un double aspect, commecelle de Janus; lun militaire, et lautre phi-losophe.

Un des plus grands torts de Frédéric futde se prêter au partage de la Pologne. LaSilésie avoit été acquise par les armes, laPologne fut une conquête machiavélique, et lon ne pouvoit jamais espérer que des sujets ainsi dérobés fussent fidèles àlesca- moteur qui se disoit leur souverain. (2)Dailleurs, les Allemands et les Esclavons nesauraient sunir entre eux par des liens indis-solubles; et ouand une nation admet dansson sein pour sujets des étrangers ennemis,elle se fait presque autant de mal que quandelle les reçoit pour maîtres : car il ny a plus

(1) Supprimé par la Censure.

(2) Supprimé par la Censure,

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