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1 (1813)
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LA PRUSSË.

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la moralité de la nation. Il affichoit Tin-crédulité et se moquoit de la vertu desfemmes; et rien ne saccordoit moins avec lecaractère allemand que cette manière depenser. Frédéric, en affranchissant sessujets de ce qu'il appeloit les préjugés,éteignoit en eux le patriotisme : car, pours'attacher aux pays naturellement sombreset stériles, il faut qu'il y règne des opinionset des principes dune grande sévérité.Dans ces contrées sablonneuses la terrene produit que des sapins et des bruyères, laforce de lhomme consiste dans son ame; etsi vous lui ôtez ce qui fait la vie de cetteame, les sentiments religieux, il naura plusque du dégoût pour sa triste patrie.

Le penchant de Frédéric pour la guerrepeut être excusé par de grands motifs poli-tiques. Son royaume, tel quil le reçut deson père, ne pou voit subsister; et cestpresque pour le conserver quil lagrandit.Il avoit deux millions et demi de sujets enarrivant au trône, il en laissa six à sa mort.Le besoin quil avoit de lannée lempêchadencourager dans la nation un esprit publicdont lénergie et lunité fussent imposantes.Le gouvernement de Frédéric étoit fondé

TOM. I.

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