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1 (1813)
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DE LALLEMAGNE.

Frédéric nétoit point sensible, mais ilavoit de la bonté, or les qualités universellessont celles qui conviennent le mieux auxsouverains. Néanmoins, cette bonté deFrédéric étoit inquiétante comme celle dulion, et lon sentoit la grille du pouvoirmême au milieu de la grâce et de la coquet-terie de lesprit le plus aimable. Leshommes dun caractère indépendant ont eude la peine à se soumettre à la liberté quece maître croyoit donner, à la familiaritéquil croyoit permettre; et, tout en lad-mirant, ils sentoient quils respiraient mieuxloin de lui.

Le grand malheur de Frédéric fut denavoir point assez de respect pour la reli-gion ni pour les mœurs. Ses goûts étoientcyniques. Bien que lamour de la gloireait donné de lélévation à ses pensées, samanière licencieuse de sexprimer sur lesobjets les plus sacrés étoit cause que sesvertus mêmes ninspiroient pas de confiance;on en jouissoit, on les approuvoit, mais onles croyoit un calcul. Tout sembloit devoirêtre de la politique dans Frédéric; ainsidonc, ce quil faisoit de bien rendoit létatdu pays meilleur, mais ne perfectionnoit pas