WEIMAR.
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ensemble sur les grandes questions que faitnaître la destinée commune à tous, on oub-lioit les anecdotes particulières de chacun.On ne rencontroit aucun de ces merveilleuxde province, qui prennent si facilement ledédain pour de la grâce, et l'affectation pourde l’élégance.
Dans la même principauté, à côté de lapremière réunion littéraire de l’Allemagne,se trouvoit Iena, l’un des foyers de science lesplus remarquables. Un espace bien res-serré rassembloit ainsi d’étonnantes lumièresen tout genre.
L’imagination, constamment excitée àWeimar par l’entretien des poètes, éprouvoitmoins le besoin des distractions extérieures ;ces distractions soulagent du fardeau de l’ex-istence, mais elles en dissipent souvent lesforces. On menoit dans cette campagne,appelée ville, une vie régulière, occupée etsérieuse ; on pouvoit s’en fatiguer quelque-fois, mais on n’y dégradoit pas son esprit pardes intérêts futiles et vulgaires ; et si l’onmanquoit de plaisirs, on ne sentoit pas dumoins déchoir ses facultés.
Le seul luxe du prince, c’est un jardin ra-vissant, et on lui sait gré de cette jouissance