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1 (1813)
Entstehung
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139
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WEIMAR.

13t)

ensemble sur les grandes questions que faitnaître la destinée commune à tous, on oub-lioit les anecdotes particulières de chacun.On ne rencontroit aucun de ces merveilleuxde province, qui prennent si facilement ledédain pour de la grâce, et l'affectation pourde lélégance.

Dans la même principauté, à côté de lapremière réunion littéraire de lAllemagne,se trouvoit Iena, lun des foyers de science lesplus remarquables. Un espace bien res-serré rassembloit ainsi détonnantes lumièresen tout genre.

Limagination, constamment excitée àWeimar par lentretien des poètes, éprouvoitmoins le besoin des distractions extérieures ;ces distractions soulagent du fardeau de lex-istence, mais elles en dissipent souvent lesforces. On menoit dans cette campagne,appelée ville, une vie régulière, occupée etsérieuse ; on pouvoit sen fatiguer quelque-fois, mais on ny dégradoit pas son esprit pardes intérêts futiles et vulgaires ; et si lonmanquoit de plaisirs, on ne sentoit pas dumoins déchoir ses facultés.

Le seul luxe du prince, cest un jardin ra-vissant, et on lui sait gré de cette jouissance