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DE L’ALLEMAGNE.
genre français est très souvent fatigante : lesvers français des Polonais et des Russes res-semblent, à quelques exceptions près, auxvers latins du moyen âge. Une langueétrangère est toujours sous beaucoup de rap-ports une langue morte. Les vers françaissont à la fois ce qu’il y a de plus facile et deplus difficile à faire. Lier l’un à l’autre deshémistichess i bien accoutumés â se trouverensemble, ce n’est, qu’un travail de mémoire;mais il faut avoir respiré l’air d’un pays,pensé, joui, souffert dans sa langue, pourpeindre en poésie ce qu’on éprouve. Lesétrangers, qui mettent avant tout leur amour-propre à parler correctement le français,n’osent pas juger nos écrivains autrement queles autorités littéraires ne les jugent, de peurde passer pour ne pas les comprendre. Ilsvantent le style plus que les idées, parccqueles idées appartiennent à toutes les nations,et que les .Français seuls sont juges du styledans leur langue.
Si vous rencontrez un vrai Français, voustrouvez du plaisir à parler avec lui sur la lit-térature française ; vous vous sentez chezvous, et vous vous entretenez de vos affairesensemble, mais un étranger francisé ne se per-